Corson : future rock star ?

Le Dionysien Sélim Mouhoubi est le producteur de Corson, l’une des révélations pop-rock de l’année 2014.

Sélim Mouhoubi a eu le nez fin le jour où il a décidé de monter son entreprise pour produire Corson. Cinq ans plus tard, son petit protégé est en train de se faire un nom dans la chanson française. Tout a démarré par le succès inattendu de We’ll comme again sorti en 2011 sur Ligne 13, le label de Sélim Mouhoubi. « C’était un titre sombre qui évoquait le suicide, explique le producteur. Mais, comme la plupart des morceaux de Corson, il y avait une lueur d’espoir, une montée en puissance qui faisait dresser les poils sur la tête. » 

Repris en boucle par les radios de province, mais aussi Europe 1 et Virgin Radio, le titre finit par attirer l’attention d’Universal qui contacte Sélim Mouhoubi. Il accepte de signer un contrat en licence avec la maison de disques qui prend en charge la promotion et la distribution. La force de frappe commerciale finit par payer. Raise me up est un effet l’un des tubes pop-rock de l’année 2014 : 2e titre francophone le plus joué à la radio, 1,4 million de vues sur Youtube…
Corson
La recette du morceau ? Une mélodie envoûtante, des envolées lyriques, une voix riche en nuances qui oscille des graves aux aigus, un refrain en anglais, des couplets en français. « La loi sur les quotas (40 % de chansons francophones à la radio, ndlr) nous mettait en concurrence avec des artistes internationaux comme Coldplay, Muse ou Pink, explique Sélim Mouhoubi. Nous avons donc ajouté des paroles en français pour renforcer notre présence sur les radios nationales. »
 La machine est lancée : premier album (The Rainbow) en janvier 2015, tournée en province (Lyon, Lille, Strasbourg, Toulouse…), concert à La Cigale le 30 mai prochain. Sans oublier plusieurs festivals à venir, notamment le Montereau Confluences où il partagera l’affiche avec Calogero, Shaka Ponk ou Yannick Noah. Mais Corson est aussi prisé pour son talent d’auteur. Il est par exemple le parolier de David Hallyday ou Louis Delort, le finaliste de l’émission The Voice en 2012.
Une réussite qui fait dire à Sélim Mouhoubi : « Quand on a du talent, il ne faut surtout pas hésiter, il faut forcer les portes ! La persévérance finit toujours par payer. Plus c’est difficile, plus il faut s’accrocher. Il faut aller au bout de ses rêves, même quand on vient d’un milieu social défavorisé. Car la culture et l’expérience s’acquièrent au fil du temps. »
Julien Moschetti
Publié dans le JSD, le journal de Saint-Denis, le 21 avril 2015.

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